Présentation

Dans ce blog vous trouverez les divagations d'un egocyclomaniaque à travers quelques commentaires et photos des plus belles sorties effectuées sur cet instrument de torture moderne appelé bicyclette.

Et peut-être d'autres billets suivant mon humeur.


mercredi 8 juin 2011

Le 7 mai : c'est ma (1ere) Tournay


Une semaine après un mons chimay où les sensations furent moyennes,  je m’apprête à disputer ma première tournaisienne, ex Jubaru, histoire de voir comment se montent les bosses dans le nord hainaut.
Comme la semaine précédente où il avait bien géré son affaire, à son rythme, Romain est de la partie,  histoire d’enchaîner les sorties  à bosses en vue de l’edt2. Aujourd’hui encore, il a roulé la majeure partie en solo sans subir les a coups inhérents au roulage en groupe. Exception faite de la fin où nous avons suivis des flahutes déchainés sur le plat avec des passages à + de 50 km/h.
Pourtant au début,  les jambes étaient raides, inopérantes sur les côtes, et le souffle court,  l’allergie se manifeste à plein, et Romain me devance souvent  pendant  3 /4 h,  quasiment jusqu’au ravito.
Après la pause, je retrouve un peu d’énergie dans le Bourliquet et ayant récupéré Jimmy parti un peu plus tôt avec le célérifère, nous partons à 3, avant que Romain ne prépare son cavalier seul.
Une erreur de parcours nous vaut une côte supplémentaire, mais peu importe la campagne est agréable et les températures idem. Sauf que la chaleur commence à se manifester, le vent à forcir mettant en souffrance bien des organismes. Pour ma part, je ne souffre pas trop de la chaleur, du moins sur le vélo la succession de difficultés avant le ravito se passant sans souci, mais l’arrêt à Frasnes pour la pause nécessite un coin à l’ombre et la recherche de l’eau bienfaitrice.
Ensuite, c’est le plat, la vitesse qui augmente, la fin du col Jubaru sur un braquet de salaud et la descente en douceur pour arriver en décontraction au Hall Expo.


La Tournay des bosses avec un passage par la Croisette
Cheveux au vent pour supporter la chaleur

lundi 30 mai 2011

Le 30 avril : Mons-Chimay-Mons : un classique

Même avancé d'un jour, même à la 12e participation, cette épreuve reste un vrai casse-pattes, non pas par les pourcentages effrayants de ses pentes mais par la répétition des difficultés (plus de 30), les revêtements quasi abrasifs. Comme ces dernières années, les 200 étaient au programme mais le triptyque de la semaine dernière a laissé des traces, 175 bornes au final donc c'est bien suffisant d'autant que les problèmes respiratoires ont fait leur apparition prématurément cette année, le beau temps ayant accéléré le processus naturel et les pollens ont déjà envahi l'espace. Bon, ça ne m'a pas empéché de me faire plaisir du côté de Pétigny et de me tirer la bourre avec Nico Eeckhout en personne, asteblief ! dans la côte du Bruly de Pesche.

La côte du camping à Bersillies, du 3 étoiles
  

 En attente des photos du club de Mons........

dimanche 8 mai 2011

Le 23 avril : Liège Bastogne Liège termine une sacrée semaine

Pas de répit, pour les guerriers, la Doyenne organisée la veille des pros est une première et Jimmy qui en rêve depuis longtemps l'a dans la tête depuis cet hiver. La météo n'est plus une préoccupation en ce mois d'avril et bien que quelques gouttes viennent s'écraser sur le pare-brise de l'auto, nous sommes optimistes quant à l'arrivée du soleil.

Effectivement, la température augmente rapidement. Après le départ de la base militaire de Ans nous prenons la direction de Liège par des faubourgs pas toujours très agréables à l'oeil pour un trajet urbain de 14 km afin de rejoindre le départ réel. Une demie-heure assez plombante qui nous mène enfin au pied de la côte de Colfontaine, non répertoriée mais qui place les organismes dans le vif du sujet.

Nous roulons avec un trio de jeunes excités qui mettent du rythme mais dans les bosses...mais qui se dirigèrent bientôt sur l'itinéraire du petit parcours. Voici notre parcours qui ne paie pas de mine si on se réfère aux côtes répertoriées, la vérité du terrain est toute autre. L'aspect sympa aussi, c'est le chrono sur quatre difficultés qui permet de se confronter aux redoutables cyclos néerlandophones, encore plus de 2000 aujourd'hui, ça change des coursettes sur les brevets sambriens.



155 km
Km
Ville


0
Ans - Rue de la Tonne
Départ fictif

14
Liège


0
Liège - Rue Alban Poulet
Départ

34,5
Bosson
Ravitaillement
62,9

77,6

87,8

102
Aywaille
Ravitaillement
103

118

133

139
Ans - Rue Walter Jamar
Arrivée

141
Ans - Rue de la Tonne
Arrivée finale



Il est donc illusoire de penser arriver au 1er ravito du km 35 sans utiliser le petit plateau, d'ailleurs cette pause repas est au sommet d'une bosse de 7 km et ça commence à chauffer dur sous les casques. Après quelques rampes plus ou moins longues nous abordons le Rosier qui ne m'a pas laissé que de bons souvenirs et je me colle au rythme de Jimmy à 21 km/h sur toute la montée, nous aurions pu peut-être accélérer sur la fin, mais il faut en garder sous la pédale pour la suite des événements.

Notamment le Maquisard, suivi du Mont Theux une sacrée montée en ligne droite, propice à vous laisser le moral dans les chaussettes. Quelques difficultés encore pour regagner Aywaille, lieu de départ de multiples bosses, bien connue des cyclos et des pros en recherche de dénivelé. Difficile comme souvent de se frayer un passage jusqu'aux tables de victuailles. Un observation du ciel ne laisse rien présager de bon et à peine le temps de se remettre en selle, que les grêles viennent nous fouetter l'échine et nous cingler le visage. Cet événement météo a le don de me mettre la rage et tout en restant prudent dans la descente, je file vers la Redoute habité par la hargne. La célèbre côte sera abordée rapidement, dépassant maints cyclos, assis sur la selle car la route est tellement glissante qu'il est impossible de se mettre en danseuse.
 Au sommet je me mets à l'abri sous un chêne protecteur, puis nous repartons, la pluie ne se calmant finalement pas. A l'horizon, le ciel se dégage toutefois et nous caressons l'espoir de rentrer au sec.
 La Roche aux Faucons est en partie sèche et j'essaie d'imprimer un rythme soutenu pour grimper ce fichu talus, histoire de réaliser un bon chrono mais de la volonté à la réalité... Cette Roche est vraiment longue et difficile. J'enchaine sur la plaque et file vers Liège où certains quartiers ne donnent pas envie de s'attarder, jusqu'au pied de Saint-Nicolas qui me plait bien avec ces multiples virages, mais sa longueur finit par peser dans les jambes, reste ensuite une lègère descente et la montée vers Ans pour terminer cette magnifique épreuve.

dimanche 1 mai 2011

19 avril : la Flèche Wallone : mûrs pour Huy

Sans transition, nous passons d'une flandrienne à une ardennaise en 3 jours. La question principale étant la récupération.Sans être insurmontable, la Pete présentait tout de même du dénivelé. Le Jimmy est très motivé, sûrement parce qu'il se sent plus à l'aise sur ce type de parcours, et la perspective de rouler avec les pros est excitante avouons-le. Pour ma part, je suis juste content d'être là, ma motivation ne m'a pas encore lâché et le temps est encore au beau fixe. Ce qui explique sans doute le nombre impressionnants de partants, pour un jour de semaine. Nous partons un peu tard et nous saurons plus loin que ce sera à notre détriment.
Comme à Clermont, nous jouons sur l'habitude et encore une fois nous partons dans la mauvaise direction, mais la route et plane, et finalement, les jambes apprécient cet échauffement supplémentaire avant de retrouver le bon parcours et d'aborder la première difficulté. Les sensations sont moyennes, attendons quelques km avant de se mettre à l'oeuvre.
Effectivement, on se sent mieux au fil des km et je peux me faire plaisir dans les montées, mais aussi les belles descentes, exercice dans lequel Jimmy ne m'accompagne pas. Au premier ravito, nous constatons le succés de l'épreuve à la pénurie de certains aliments qui auraient agréablement agrémenter notre pause. Tant pis nous repartons à l'abordage d'un enchainement de côtes assassines sur les 35 prochaines bornes qui nous séparent de Bousalle sommet de la côte où nous attend le prochain ravito, dévalisé lui aussi , il faut jouer des épaules pour savourer quelques rafraîchissants morceaux d'ananas. La chaleur est à son apogée et les organismes quelque peu ramollis, je serai bien rester siester dans l'herbe.
Une longue descente nous attend qui file sur Ben-Ahin, une côte pas facile, le vent nous attend au sommet qui est en fait un faux-plat de 3km (on y verra d'ailleurs les pros malmenés par Eole, le lendemain), sur cette constatation, Jimmy décide de la jouer audax et nous roulons avec les cyclos d'Antoing pendant une vingtaine de mn, histoire de se refaire la cerise, la menace du Mur n'étant pas étrangère à cette relaxation roulante. Sur ce coup-là je dois remercier mon équipier car j'ai récupéré, je fonce bille en tête dans la descente plein d'allant j'aborde la longue côte d'Ereffe au je mène grand train pour au final rattraper un flahute qui jouait avec mes nerfs et du coup il s'est mangé un démarrage sur la plaque au sommet, super les jambes, j'embraye pour aller chercher la prochaine côte (un mur plutôt, non répertoriée mais bien raide) je suis prêt pour affronter le Mur, qui se montera à l'arrache comme d'hab mais sans souffrance, petit détour au sommet par le stand match qui offre du coca indispensable par cette chaleur. Contrairement à l'an dernier nous n'avons pas eu l'occasion de faire quelques km avec les pros, la faute à tous ces contretemps. Journée réussie tout de même avec un final plat vent de face où cette fois je peux envoyer quelques watts au lieu de rester dans les roues.

Côte de Bonneville, une des premières difficultés, 
avec des flahutes bien costauds
Oh dis moi....

.... Huy, Andy !

jeudi 28 avril 2011

16 avril : Een rit bij de zwarte van Brackel

Première sortie inédite à Oudenarde aujourd'hui. On en parlait depuis 2 ans mais les circonstances nous avait fait reporter le déplacement. Cette année en manque de Ronde j'avais vraiment envie de monts flandriens et de pavés. Ce serait aussi l'occasion pour moi de tester mon vélo de cross sur un long parcours. Pas de Pete au départ mais Piet Goddaer alias Ozark Henry , chanteur belge que je vous recommande. Le début de sortie se fait tranquillement le long de l'Escaut, le 1er berg n'arrivant qu'au bout de 19 km.

Le début mais aussi la fin du parcours
Les monts s'enchainent ensuite rapidement sur un parcours qui me convient vraiment bien avec ces tours et détours dans la belle campagne flamande. Malgré tout je réclame des pavés qui sont bizarrement absents du parcours hormis sur quelques dizaines de mètres à certains carrefours. Les pneus à tétines ne me pénalisent pas trop pour l'instant, l'état des routes étant souvent endommagé, notamment les pieds des monts qu'ils faut passer au ralenti, obligeant à relancer dans la bosse, ce qui après tout constitue un super entrainement. Le Fortuinberg est le 8e répertorié, et il est enfin plus long que les autres, ce qui augmente le plaisir, c'est bon pour les endorphines surtout que le panorama au sommet est superbe, avec ce moulin que nous aurons l'occasion de revoir plusieurs fois, au loin.

Quelques 15 km plus loin arrivent enfin le taaienberg et bovenstraat où je vais enfin pouvoir m'amuser sur les pavés, alors que comme au Ronde la plupart passe dans le           caniveau, pas la peine de se déplacer pour faire ça.


 Encore le Kapelleberg et le Wolvenberg pour se faire mal aux pattes et atteindre le 2e ravito. Le beau temps est de la partie et nous prenons notre temps avant de repartir pédaler les 30 km qui nous séparent de Mater, lieu de la prochaine pause.
Je commence à peiner quelque peu avec mon Orbéa, et après 111 bornes, il en reste tout de même 30 avant de rejoindre Oudernarde. Le dernier mont s'escalade sans trop de souci, et au sommet restent 25 pithons à s'envoyer sur le plat. La résistance  des pneus crantés se fait sentir alors et après quelques passages dans des groupes nous nous retrouvons à 2 le long de l'Escaut les autres ayant visiblement décidé de couper au plus court. Jimmy va se payer une bonne tranche de vent car je suis dès lors incapable de le relayer. Quelle frustration de rester dans les roues tout ce temps, vraiment pas dans mon tempérament. Le Jim ne s'énerve et bien que nous n'ayons pas pu accrocher un 3 à la dizaine de notre moyenne, nous terminons ce parcours satisfaits.


dimanche 24 avril 2011

Le 9 avril rallye de la Trappiste : boisson d'avril

C'est programmé le mois d'avril sera belge en grande partie et comme le veut une tradition entamée 5 ans auparavant, la bière est de sortie à l'issue de chaque épreuve exotique. Avant d'en arriver là il faudra triompher des difficultés placées sur le parcours par le vaillant Gaétan.
Nous partons en groupe de la place de Cousolre, la température est fraiche, sans doute la raison qui pousse Pat et Daniel à prendre la tête de notre escouade. Comme d'hab, je ne suis pas très bien durant les 2 premières heures, d'autant que le passage par la piste cyclable autour du lac de l'eau d'heure me déplait au possible. Nous suivons toujours le fléchage de l'an dernier et ce faisant ignorons la direction de Chimay pour se retrouver à Baives. Après maints palabres, nous décidons de continuer vers Eppe Sauvage. Les jambes sont revenues depuis une dizaine de bornes et avec Jimmy nous devançons un coriace sexagénaire nivellois qui nous établira un impressionnant cv lors de l'after race. Le groupe ressoudé, nous gagnons affamés le ravito de Beaurieux où Jimmy et moi-même sommes battus (pourtant il en faut) question voracité par l'ours brun alias Daniel qui détourne habilement l'attention pour mieux dévorer. L'arrêt nous a cassé les pattes et la remontée se fait mollement, les jambes se délieront dans la vallée de la Thure. De nouveau à Cousolre, ça tergiverse quant à la suite des opérations, nous partons vers Clermont à 3, suivi de loin par Pierre et Fred, qui ne résiste pas à allonger la sortie sous le soleil à moins que ce ne soit la perspective d'une boisson fermentée...



A qui la priorité ?


Vince force le passage

    


Jimmy se teste dans  une longue bosse, suivi par Daniel 
Tandis que je décide de la monter assis et derrière ça souffle

Egalement des photos chez Pierrot et Fred :

 http://colsderousies.over-blog.com/article-plaisir-100-velo-71510917.html

 http://look59600.over-blog.com/ext/https://picasaweb.google.com/look59600/ParisRoubaix2011?feat=directlink

jeudi 31 mars 2011

How to manage a cotacol route


Un hors d'oeuvre classique

Il est de tradition d'entamer la saison des exotiques par la sortie du président Michel. Cette année, le déplacement de l'Ename au 26 mars aurait pu changer la donne, mais pas envie de faire 3 h de route pour une flandrienne un peu au rabais. Pas assez prononcé pour une bière.
Pat et Jimmy ont fait le déplacement ensemble, tandis que j'arrive avec Romain, invité de la dernière heure et toujours partant pour une sortie Outre-Quiévrain.  7h55 nous sommes prêts à partir, lorsque nous apercevons Pierre et Stéphane, la tête encore à l'Ename


Scènes de Manage....

... en attendant....

... le départ


Un parcours modifié


Le lieu de rassemblement a été modifié cette année, adieu le buffet de la gare et place au complexe sportif manageois. Après être passé devant la superbe église locale
les caractéristiques du parcours reprennent leurs droits,
successions de virages, chemins tortueux, trous divers.
Les routes du centre ont souffert de l'hiver, c'est un
exercice que d'éviter les nombreux pièges de la
chaussée, et par conséquent une bonne préparation aux routes pavées qui ne manqueront pas d'être au programme des sorties à venir. Le vent de moyenne intensité permet des relais relativement long et nous progressons ainsi sur un rythme correct, sans toutefois apercevoir le moindre groupe, mais le flèchage impeccable nous rassure à chaque fois sur notre itinéraire parfois inédit





Quelques côtes tout de même


Malgré les modifications, les ravitos sont géographiquement immuables ce qui permet aux habitués de se repérer sans avoir recours à la feuille de route. Personne pour s'adjoindre à notre groupe au stand repas 1 mais la pause de l'Abbaye de Bonne Espérance, nous voit repartir avec 2 féroces rouleurs, qui accéléreront notre allure, je serais distancé sur un passage pavé, puis plus loin Stéphane ne pourra suivre le rythme des deux scélérats et nous reformerons le groupe de départ. Des pourcentages se présenteront sous nos roues permettant un peu d'accélérations pour les uns, des jambes un peu plus dures pour d'autres mais c'est à 6 que nous terminerons cette sortie avec le tradition halage vent de face, mais qui sera franchi sans trop de souci.
Autant le dire, je suis un peu déçu de cette édition 2011, un peu trop light concernant le bosses, nous venons ici pour souffrir, Michel prend note pour l'an prochain.
Sinon pour terminer sur une note positive, bonne cohésion de notre petit groupe, bravo à Stéphane pour sa participation aux exotiques et à Romain en manque de km, mais pas de motivation.

Des photos des bosses, sur le blog du pierrot, ici :
http://colsderousies.over-blog.com/article-quelques-cotes-a-la-fraiche-70609166.html

mercredi 9 mars 2011

Paris-Nice : la course au soleil...

...porte bien son nom pour une fois. Pas d'averses ni de neige au rendez-vous.

 Etape 1 : Thomas dégaine à Houdan.


Quand les 2 échappés initiaux sont repris, un trio repart à l'attaque Voigt, toujours aussi énorme dans ses relais, Roy et De Gendt. L'avance se creuse pour atteindre 1mn. Le peloton se morcelle dans les longues lignes droites balayées par le vent. L'écart s'amenuise, le suspense est entier, mais Roy et surtout De Gendt gardent 3 sec sur le paquet.



Etape 2 : les comptes d'Henderson

Vainqueur  de la 1ere étape l'an dernier le Kiwi, se voyait bien les bras aujourd'hui sur ce parcours sans difficulté et pourquoi pas endosser le yellow jersey grâce aux bonifs.
Etape classique en vérité, des échappées des bordures et au final un sprint massif remporté par le coureur de Sky mais De Gendt reste en jaune.






Etape 3 : le sprint selon Saint Matthew


Chicane sur chicane pour cette arrivée à Nuits. Sagan qui titube à la sortie du dernier virage et c'est 3 coureurs dans le caniveau, et Goss le véloce surgit pour voir double : étape et générale dans son escarcelle. Cette fois encore les échappées son partis au pistolet mais n'ont pu mener leur raid à terme malgré une avance confortable et un parcours vallonné.
 Le champion de France tentera un coup de force dans la dernière bosse à 15 km de l'arrivée, ramassant Kadri dernier rescapé de quintet, le duo file mais la meute a encore faim de sprint et c'est le regroupement au panneau de 5 km




jeudi 3 mars 2011

Klemme on heaven's Dour

Dour. 3e course en Belgique cette semaine, le GP Samyn accueillait un peloton bien fourni hier sous un franc soleil mais des températures rafraichies par un immonde vent d'Est, obligeant les coureurs à revêtir les tenues hivernales.
Il semblerait que l'absence d'oreillettes ait un impact positif sur le déroulement ds courses, les attaques se multiplient parmi lesquelles des Français comme de coutume mais aussi l'équipe Vacansoleil omniprésente. Leukemans à Samyn : profitant d'un ralentissement du groupe d'échappés, le Deurnois, sur de sa forme, s'en va à 60 km du but pour  une ballade alone in the wind. Il fera mieux que résister avec 1mn d'avance pendant 50 bornes avant que l'équipe Europcar n'embraye avec un Bouyer déchainé, mais c'est présomptueux d'emmener des sprinteurs comme Wagner, Hutarovitch, Casper... Les attaques se succédent et seul Kevin Ista parvient à créer une vraie différence et sous la flamme rouge il est toujours en tête. On s'attend à une victoire Cofidis mais l'allemand Klemme qui s'était extrait du paquet avec Amorison intenable hier, revient sur le premier emmenant un braquet de mammouth pour s'imposer avec quelques secondes d'avance.
La saison s'annonce passionnante.

lundi 14 février 2011

Légendes d'hiver

Quelques lignes pour tordre le coup à certaines légendes qui ont la peau dure, rétablir quelques contre-vérités, bref faire une mise au point concernant le duo détonnant.

Non, Jimmy ne passe pas son temps sur son vélo en semaine , il rentre chez lui à 19h.

Oui, le bougre m'est généralement supérieur lorsque la distance dépasse 140 km.

Non, nous ne couchons pas ensemble.

Pas plus que mon coéquipier, je ne multiplie les sorties en semaine, jusqu'à décembre je terminais à 18h et même si j'ai perdu mon second emploi, j'ai autre chose à faire que sauter sur mon vélo passées 16h30.

Oui, jai mon mercredi de libre et je m'accorde 1h30 de vélo lorsque la météo est correcte, c'est à dire sans pluie ni froid.

 Enfin, non je ne fais pas de régime, 68kg l'hiver, 66 l'été pour les amateurs de chiffres.

Désolé de briser tous ces fantasmes, à bientôt sur les routes.

mardi 21 décembre 2010

2010 quasi dans le rétro

En cette fin décembre, l'hiver semble s'être installé de manière qu'on espère pas trop prolongée. Les températures ne remontent plus et la neige a recouvert la France entière.
Le moment idéal pour faire le bilan d'une saison une nouvelle fois bien chargée même si les sensations ne furent pas toujours présentes et la motivation un peu en berne.

27/3 Manage
10/4 Bomerée
20/4 La Flèche à Andenne
24/4 Ename classic
1/05 MCM
15/5 Flèche de Wallonnie à Spa
23/5 Tilff Bastogne Tilff
29/5 Tour de Namur
5/6 Chouffe Classic
13/6 Lille Val Joly
3/7 Chimay
18/7 EDT
21/8 Géants des Ardennes
11/9 GPF
18/9 Hennuyères

Bref une belle saison, bien remplie avec quelques inédits, de nouvelles personnes rencontrées, de splendides paysages admirées, de nouvelles bosses escaladées. J'ignore totalement de quoi sera faite mon année sportive 2011 qui pour des raisons motivation/perso/financière ne sera peut-être pas à l'avenant des 5 saisons écoulées riches en sorties exotiques et à profil fortement dénivelé. J'espère simplement prendre toujours autant de plaisir à enfourcher la bicicletta.

dimanche 28 novembre 2010

Intersaison

Les feuilles ont commencé à délaisser leurs hôtes depuis quelques semaines déjà, laissant les arbres chaque jour plus nus pour affronter les rigueur de l'hiver désormais à nos portes.
Les routes détrempées, verglacées, couvertes de boues ou de feuilles, et de neige bientôt? obligent à la plus grande prudence. Il est temps pour nous de ralentir la cadence et de limiter la durée de nos sorties, ou de changer de monture pour quelques randos en vtt, voir de faire tourner les turbines des home trainer pour  les plus motivés.
Bon hiver, pour ma part, je ne serai pas loin de l'hibernation, comme d'habitude.

dimanche 24 octobre 2010

Le 17 octobre à l'Arsenal : les dernières salves

Dernier rassemblement des clubs Sambre-Avesnois ce dimanche à Maubeuge. Pour moi ça commence de façon totale panique, mon réveil ne sonne pas et c'est sur le coup de 7h50 que j'ouvre les yeux, y a urgence à sortir du lit. mon inconscient a visiblement enregistré les infos car malgré le froid extérieur, je fonce sans me poser de questions. moi qui adore prendre mon temps c'est hors de question pour cette fois, tout est en accéléré, et à 8h10 je tourne la clé du démarreur et file vers Maubeuge dans mon axmobile. Record entrée voie rapide -rond point battu en 4 mn. Juste le temps d'arriver de s'inscrire et comme la semaine précédente personne n'attend. Un long serpent s'étend le long du lycée, et malgré les faibles températures et mon manque d'échauffement nous filons pour tenter de rejoindre le groupe de tête suivi par un Pierrot dubitatif. Même pas le temps de faire la causette avec les camarades rattrapés, devant ça fonce et bien que le compteur atteigne les 38, nous ne sommes toujours pas rentrés, la petite bosse d'Assevent bien que rapidement montée ne nous permet pas de boucher le trou, d'autant que le stop est assez peu marqué par un groupe hétéroclite qui visiblement fait la course. Un ralentissement nous permet de rentrer et peu après je mets le nez à la fenêtre dans un vent d'enfer. Le parcours se fera à allure rapide, dont de nombreuses attaques, comme en course par ce froid de canard pas vraiment un plaisir, certains visages sont visages sont marqués à l'arrivée pour ma part (et mon alter ego ne me contredira pas) il est temps de ralentir l'allure.

dimanche 26 septembre 2010

Les Hautes Crêtes entrent en Senne



Septembre sonne traditionnellement le glas des sorties exotiques annuelles. Cette année nos roues vont se poser dans une contrée d’outre quiévrain totalement inédite pour nos fidèles machines : Les Crêtes de Haute Senne d’Hennuyères.  Moultes ascensions nous attendent dans une partie de la Belgique que nous pensions dépourvue de monticules et de chemins d’élévations. Que nenni, le programme est atroce : 120 kms, 30 côtes répertoriées (sans compter celles non cataloguées) et 2200 m de déniv, ça ressemble à s’y méprendre à nos chères Ardennes question déclivité.
Ce brevet avait lieu auparavant courant juin avec un acabradantesque 170 kms jonchés de pas moins de 47 bosses pour 3300 m de déniv, tout bonnement ébouriffant. Un grand merci aux organisateurs d’avoir quelque peu allégé la copie à ce moment de l’année en ne proposant « qu’un 120 » déjà bien corsé pour cette partie finale de la saison.
Peu de monde au départ, laissant présager avec un tel parcours de grands moments de solitude à venir. Cumulé à la température extérieure et à la motivation bien basse, nous nous posons la question de savoir ce qu’il nous a pris de venir ici. Fort heureusement, bien vite nous prenons en chasse un cyclo de Louvain qui fera un bon bout de chemin avec nous jusqu’à la bifurcation du 80 kms, suçant ostensiblement la moëlle dans les bosses et donnant la réplique sur le plat. En parlant de bifurcation, le fléchage mis en place n’était pas terrible (flèche trop tardive, voire pas très visible à plusieurs carrefours).
Nous rattrapons ensuite un bien beau joli duo (pour un peu on avait l’impression de se voir, sans aucune prétention), qui nous donnera du fil à retordre jusqu’à environ 20 bornes de la fin, ce duo ayant semble-t-il quelque peu présagé de ses forces surtout dans les ascensions. Mais ça restera une bien belle partie de manivelle comme dirait certains !!
Chemin faisant, nous rattrapons également au passage un Estinnois exilé à Soignies, taillé dans le roc (ou la pierre de la localité devrait-on dire!!!). L’occasion s’offrant de discutailler quelque peu avec ce cyclo sympathique et adepte des grandes distances malgré son gabarit de scandinave.

Côté parcours, toutes les bosses ou presque des entités de Braine le Comte, Ittre et Hennuyères furent escaladées, trajet du jour ne s’éloignant jamais de plus de 25-30 kms du départ. Et que dire des palaces jonchant les hauteurs de Braine le Comte, donnant des allures de Beverly Hills et de Bel Air. Tout bonnement ostentatoire ce capitalisme exacerbé où l’on se doit de montrer à son prochain l’ivresse du pouvoir de l’argent. Mégalomaniaque et égocentrique tu as également trouvé ton pré carré !!
Au passage, nous découvrons également que dans ce coin de la Belgique, certains automobilistes adoptent des comportements imbéciles et irrespectueux à l’égard des cyclistes. Merci à ce jeune parvenu qui par l’entrebaillement de son toit de béhémwouais nous a gratifié d’un spectacle gratuit digne de figurer dans la comedia dell' arte, un grand moment de divertissement. Parisiens, Bruxellois, même combat.

Néanmoins, ce brevet restera une sortie à découvrir, ressemblant à un mélange de Manage et du Ronde. Côtes sur des chemins étroits, revêtements divers (je crois qu’on les a tous fait durant ce parcours), chemins tournicotants, bref heureusement qu’il ne pleuvait pas.
Il ne reste plus que quelque sortie locale pour achever cette saison 2010 et affronter les rigueurs d’un nouvel hiver qui se profile. Brrrrr !!!! En espérant que la saison hivernale ne donne pas lieu à de traditionnelles querelles et autres fixations maladives dont nous faisons maintenant l’objet depuis plusieurs saisons. Cette période de l’année est propice aux trêves, profitons-en. A bon entendeur.


 Par Ubik





jeudi 23 septembre 2010

11 septembre : GPF sur les traces des pros

Ca sent la fin de saison et la motivation  baisse de week-end en week-end. Nous laissons Daniel et Dom se lever aux aurores pour prendre le départ à 7h, salle Marie-Jo Pérec. Avec le Pat et Jim nous partons tranquillement de Jeumont direction Recquignies afin de croiser nos compères matinaux. Dans la descente du bois nous croisons un groupe de coureurs? suivis par le fourgon uvf.  Quand j'écris suivis c'est à cet instant car oil est bien connu que les gaillards sévissent ainsi : la voiture suiveuse ne sert pas seulement à dépanner ou ravitailler mais surtout à se protéger du vent ou s'accrocher en cas de coup de moins bie, toujours facile ensuite de se prévaloir d'une certaine moyenne... Que la région regorgent de ces petits (bon je ne sais pas quoi mettre, petits suffira). Nous croison peu après deux cyclos certainement décramponnés, que la civilité n'étouffe pas et les laissons partir pour redescendre peu après à notre tour.

 Dans la côte du Général de Gaulle à Jeumont nous sommes rejoint par un mini-groupe au sein duquel figurent Dom et Daniel suivis de quatre compagnons. Nous accélérons l'allure, jusqu'au 4 bras où tourant à droite Daniel s'excite quelque peu étirant le groupe déjà éprouvé. Je reprend les rênes dans le vent et au bout de quelques km nous reprenons le duo de tout à l'heure qui s'accroche comme il peu.

A Solre le Chateau, une pause s'impose et chacun en profite pour reprendre des forces. C'est la pagaille pour repartir :ceux qui ont sucé emmènent comme des dingues et Dominique regrette d'être parti avec l'uvf.
Pas grave tout ça, nous attendons et le groupe se reformera au fil des km et des bosses qui surgissent après Clairfayts, Saint Herman est difficile pour le groupe partis de Fourmies, la barre des 100 est franchie et les km commencent à peser .

Après Trélon, l'ambiance se détend l'arrivée est proche mais il faut toujours se farcir ce maudit vent, et les 4 ou 5 bosses finales qui font la joie perverse des organisateurs, curieux à l'arrivée de savoir si tout le monde a bien souffert sur ce passage. Pour ma part, les crampes sont revenues, mais il va falloir retourner à Jeumont sur un parcours pas exempt de bosses. Fort heureusement le vent sera plus favorable; Toujours est-il que certains ne se posent pas la question, attablés en terrasse dans le centre de Fourmies.

samedi 4 septembre 2010

Le 21/08 Géant des Ardennes : aout of form

ça m'a pris par surprise en début de semaine précédente. Des vertiges à répétition sur la journée, accompagnés de mouvements involontaires des paupières et des bras. Tous les signes précurseurs d'une réelle fatigue, pas de quoi s'inquiéter quand ça ne dure qu'un jour ou deux, mais quand ça s'étend à la quinzaine ça vous mes  le moral dans les chaussettes surtout quand les sorties vélo ne répondent pas à vois attentes.
 Les muscles tendus et la volonté défaillante, l'apathie générale bref une vraie chute de tension.
Cette épreuve ardennaise me tient vraiment à coeur en cet fin aout. Un circuit truffé de bosses. Sous le beau temps, histoire de conserver l'esprit vacances encore quelques temps. C'est donc dans une confusion de sentiments que je me rend à Liège: enthousiasme fébrile préalable à toute sortie digne d'intérêt et doute quant à ma capacité à maîtriser un parcours approchant tout de même les 2000 m de dénivelé. Les premières difficultés me fournissent rapidement un réponse, je ne serai pas à la fête musculairement et les pulsations anarchiques dépassent le seuil. Toute accélération semble proscrite, il me reste les descentes pour rejoindre les groupes que j'accompagne en gérant les montées!. Bof, pas ma façon de rouler, mais je n'ai guère le choix. Bon je remonte tout de même pas mal de cyclos mais à des années lumière de mes meilleures. Je sensations. Je m'accroche dans le Rosier quant un duo m'interpelle pour leur coller la roue, mais p..; que j'en chie, je profite de la descente pour rejoindre Jimmy et prendre un peu d'avance pour aborder la côte de Neuville, longue difficulté où je retrouverai mon coup de pédale, les bosses suivantes devenant plus raides, je doit m'arracher sur le 39*25. Pour couronner le tout, sorte de cerise vénéneuse sur un gâteau moisi l'arrivée de crampes à chaque jambe vont venir me gâcher la fin de parcours, jusqu'à un arrêt obligatoire dans la Roche aux Faucons afin de pratiquer quelques étirements indispensables à la poursuite de cette sortie décidément bien pénible.

mercredi 1 septembre 2010

Adieu Laurent

Laurent Fignon nous a quittés hier après-midi. A 50 ans. Trop tôt. Beaucoup trop tôt à une époque où on peut espérer vivre le double ! Avec lui c'est une conception du sport, et du cyclisme qui s'en va. Un sens aiguisé de la course, un attaquant, un homme de panache. Qui n'a jamais eu peur de prendre des risques. J'ai commencé le vélo quand il est passé professionnel, lui jeune homme fougueux et insoucieux et moi adolescent frondeur, j'avais l'impression de partager avec lui cette désinvolture de venir titiller les plus expérimentés. Il m'a fait vivre tant de bons moments de cyclisme, à vrai dire les meilleurs, ceux des années 80, post epo. Une partie de ma jeunesse s'en va avec lui. Il aura réussi le pari cet été de nous enchanter par ses interventions qu'on le croyait guéri, tant ses analyses demeuraient pertinentes et son humour intact.Un homme comme on en fait peu, honnête, courageux, rigoureux, brillant,  exigeant, au mental exceptionnel. Qu'on croyait indestructible. Putain de cancer. Adieu Laurent.

mardi 10 août 2010

EDT : Pau-Tourmalet : le rendez-vous de juillet

C'est désormais une tradition, une sorte de passage obligé, juillet ce n'est pas seulement l'anniversaire des cancers dont beaucoup dans la famille que je salue ici, c'est le Tour et pour nous humbles cyclos la participation à l'edt, immense messe qui rassemble cette année encore 10 000 participants prêts à en découdre sur un parcours mythique. Pour ma part c'est ma 7e participation cette année et je sens que le chiffre est idéal pour faire un break. La motivation n'est plus vraiment là, je ne ressent plus la petite étincelle d'excitation qui fait monter l'adrénaline dans les jours précédent l'épreuve et pour améliorer mon classement, en gros faire entre 750 et 950, il faudrait que je travaille mon coup de pédale en montagne ce qui du Nord est chose impossible. Tâchons toutefois de se faire plaisir de retour dans les Pyrénées, après le déluge de 2008. La vraie crainte  est plutôt de courir sous le cagnard ; j'ai très mal digéré l'ascension du Ventoux 2009, et le perspective de vivre un tel calvaire ne m'enchante guère.
En arrivant ici, je suis rassuré sur ma forme et les 2 sorties préparatoires Cauterets-Hautacam A/R et Cauterets Tourmalet Pont d'Espagne ont confirmé mes sensations,  (photos : http://picasaweb.google.fr/vincentgillis59/Pyrenees2010#) tandis que l'alter ego monte en puissance. 181 km sont au programme et ayant dompté le Tourmalet mardi, c'est surtout Marie-Blanque qui me stresse avec ses passages impressionnants dans les derniers km.
Le programme :

Col de Marie-Blanque 9,5 km à 7,5%
Col du Soulor par Ferrières 22 km à 4,9%
Col du Tourmalet par Barèges 19 km à 7,4%     


Comme de coutume, la veille nous avons récupéré nos dossards (pas vraiment mauvais mais à l'intérieur d'un sas de 4000 gars, le terme prioritaire perd tout son sens !!!) et mangé les habituelles pâtes en compagnie de Romain et Francis, puis retour en vélo et préparation de la logistique.

Le jour J réveil à 5 h dans la joie et la bonne humeur, puis après un rapide peti-déj, nous prenons la direction du départ, sacs sur le dos afin de les amener à la consigne (l'organisation aso , c'est quand même bien foutu !)
Evidemment, nous nous retrouvons à la fin du sas, car il est évident que certains sont sur place dès l'aube, à se demander si le sas n'abrite pas quelques sacs de couchage la nuit !!!

Après le départ des premiers, les minutes s'égrènent avant que nous puissions enclencher les pédales et passer sur le fameux tapis de départ duquel résonnent un concert de bip, confirmation sonore de la prise de chrono officielle.
Nous démarrons comme convenu;, calmement, forcément ça frotte et ça déborde de partout, certains emmènent des braquets de fous à des vitesses avoisinant les 50km/h, faisant fi du profil du parcours, que nous considérons comme piégeux. Pas d'affolement donc, nous aurons le temps de rattraper tout ce petit monde quand la route s'élèvera. Quelques rétrécissements nous obligent à mettre pied à terre, mais ça se passe dans la bonne humeur, bien que des forcenés tentent de contourner le problème en passant sur le trottoir... pendant quelques mètres.

La côte de Renoir se fait attendre, mais le relief s'est déjà manifesté sous nos roues. Bien que classée en 2e catégorie cette montée finalement n'a rien d'auguste (appréciez le jdm) et dans la descente je décide de tester mes progrès au sein d'un -énorme- peloton : tout va bien, à tel point que je me retrouve un moment seul en tête puis menant un petit groupe duquel un grand néerlandais vient me relayer puis nous partons à 3 retrouver le groupe devant.  Puis ça accélère de nouveau et je décide de jouer la prudence en attendant le groupe suivant qui est...loin derrière aussi je me retrouve seul pendant quelques km et je revois le Jimmy bien caché  série de toboggans pendant une trentaine de bornes nous amène au pied du redouté Marie-Blanque. Ici l'impression est d'être dans une vallée qui va monter tranquillement jusqu'au sommet. Le début n'est pas bien méchant donc. Mais inutile de se laisser griser : je me concentre sur mes pulses et tente de ne pas dépasser 160. Bien sur quelques uns nous doubles mais pas tant que ça. Nous sommes pris dans une véritable marée humaine et même si d'ordinaire j'exécre d'être ainsi oppressé en montant, cette fois j'apprécie de ne pas voir la route et de n'avoir quasiment pas de passage. Nous voilà dans les passages dépassant le 10%, mais à ce rythme là , pas de souffrance, nous discutons calmement, tandis que certains sont déjà dans le dur. Dans le versant descendant je me fais plaisir en rattrapant quelques poignées éparses de cyclos , puis vient le 1er ravito, au km, que nous faisons sans trainer. Les groupes se reforment au fil des km et nous nous surprenons à mener quelques longueurs durant un peloton....d'une cinquantaine d'unités.

J'attends le Soulor avec impatience histoire de voir si j'en ai encore sous la pédale. A Ferrières le 2e ravito se présente et là encore, pas de pique-nique, nous retrouvons Romain qui a fait un bon début de course, le salaud. Le pied du Soulor est là tout de suite et les jambes sont correctes sans plus; Romain décide de monter à son rythme. La chaleur commence a faire son apparition. Je m'arrête pour retoucher le patin qui frotte un peu sur la roue arrière. Juste 30 secondes. Mais je viens de commettre une vilaine erreur. Dès que je me suis arrêté une fois dans un col, je n'arrive à m'empêcher de réitérer le geste. Par 2 fois encore, je ferai une petite pause pour me ravitailler. Perdant définitivement de vue le dossard 1231 de Jimmy. Qu'importe je prends soin de me ravitailler en eau et de me rafraichir avant de filer vers Arrens. Je fais la descente à fond sans parvenir à revoir mon équipier qui a dû lâcher lui aussi les freins pour cette fois.

Nous approchons de Pierrefitte, lieu fixé par Sophie (Mme Jimmy) pour une ravito en coca plus que bienfaiteur. J'abandonne là mon casque car j'ai le crâne qui explose. Après quelques minutes de pause, nous voilà d'attaque pour le dernier morceau. J'appréhende le passage immédiat-la vallée de Luz- tout en faux-plat montant. La reprise est difficile mais je parviens à trouver le bon rythme dans un groupe où Mr Grazzi tire la plaque en bonne position. A ce moment , je suis sûr que le salaud va faire une bonne ascension du Tourmalet. Je repense à la sortie de mardi. Le panneau sommet 18 km me déprime à souhait. Les lignes droites aussi. Je continue de fixer ce dossard 1231 quelques 10 m devant. Mais ma tête flanche. Je vais m'arrêter pour un oui pour un non à quasiment chaque km. Sans avoir mal aux jambes. Avec des pulses à 153. Impossible de me remotiver. Il faut dire que la chaleur devient accablante; Alors je décide de me la jouer cyclotouriste; !je me fais asperger régulièrement. Je m'arrête et discute avec des gars en souffrance. Se hisser jusqu'au ravito n'est pas une mince affaire. Des colonnes d'eau sont installées et je fait arroser les jambes, je m'asperge d'eau . Ca soulage, ça rafraîchit. Je mange un bout et repart à l'assaut des 8! km restant. D'autres pauses improvisées suivront. Dont un arrêt tv pour regarder l'étape des pros. Et un sitting contre une paroi rocheuse pour admirer le paysage  Mon salut est à ce prix. J'aperçois les derniers lacets. Qui sont durs, mais je n'ai pas l'impression de souffrir musculairement. Mon mental s'est envolé et je passe la ligne avec satisfaction et soulagement. Jimmy m'attend et nous descendons à la Mongie pour le repas d'après course- pas terrible en vérité- mais la pause est appréciée. La journée n'est cependant pas terminée, loin s'en faut; Il faut aller rechercher son sac et rentrer à Cauterets; 50 bornes sac à dos avec la fin du Tourmalet à remonter; Sacrées Pyrénées !!!





                                                              Les 3 mousquetaires

mercredi 28 juillet 2010

Le 13 juin : Maroilles-Val Joly ça sent bon l'Avesnois.

C'est déjà le 20é anniversaire de Lille-Val Joly. Toujours une belle affluence, mais il faut reconnaître qu'au fil des années la fin du parcours s'est considérablement adouci, beaucoup trop pour envisager un départ de la métropole. Une semaine après l'éprouvante sortie d'Houffalize, il est raisonnable de penser à réduire un peu la distance, sous peine de se cramer pour le reste de la saison. Direction Maroilles en vélo donc en quête d'un groupe roulant à un rythme correcte, c'est chose faite après le ravito avec un quatuor de costaud de Lys cyclo auquel se joint l'avant garde de Ploegsteert, c'est dire si ça embraye rapidement. Notre duo décidé à rouler tranquille colle les roues et devant les 2 club représentés rivalisent de puissance :


















Après le dernier ravito un peloton énorme nous rejoint et ça joue des coudes pour passer devant et jouer les cadors dans les petites bosses menant au Val Joly. Ca continue à frotter au pied de la seule vraie difficulté, la côte du bois de Clairfayts, et après s'être frayé un passage un frôlant le bas côté le Vince place une accélération imparable, pas du goût des fiers à bras de Ploegsteert qui font la descent à bloc en râlant, mais trop tard le mal est fait... 125 bornes au total, mais pas vraiment en récup, va falloir y penser next week !

mardi 27 juillet 2010

Le 5 juin : coup de chauffe à la Chouffe

La route est longue pour se rendre à Houffalize. Malgré un lever matinal, il est plus de 8 heures lorsque nous arrivons sur place, et du temps s'écoule avant de trouver une place, la météo estivale a attiré des cyclos en nombre. Finalement nous échouons en haut de la rue St-Roch et ça c'est dommage pour Jimmy qui au moment de l'inscription réalise qu'il à oublié ses bidons ce qui signifie qu'il va devoir monter la terrible dernière difficulté de l'épreuve ! Pour ne pas être en reste et perdre un max de temps j'attache la puce électronique à la fourche du vélo tout en liant un rayon avec : la journée commence fort, nous partons à plus de 9 heures ! Les premiers km en faux plat descendant permettent de bien s'échauffer en attendant les premières grimpettes qui ne se font pas attendre. 2 côtes en 3 km : c'est l'ambiance de la journée.
Voici le reste du programme :


Après les passages du Buisson et Hives, suit une longue descente (sûre) vers La Roche-en-Ardenne. Pas le temps de profiter de ce charmant village, car les choses sérieuses commencent en entrant dans La Roche avec le Col de Haussire.

Le Col de Haussire est considéré par le Cotacol (la bible du grimpeur) comme "l'ascencion la plus dure de Belgique", mais les participants pourront juger sur pièce de sa difficulté. Une côte assurément moins difficile que celle de la Ferme Libert, du Stockeu, du Triple Mur de Monty ou Thier de Coo.

A partir du Col de Haussire, le parcours emprunte une partie de la classique cyclosportive "Criquielion - Vélomediane", avant de la quitter à Malempré. Depuis Lierneux, on bifurque à droite en direction du plateau de la Baraque Fraiture. On quitte rapidement la route principale pour des routes plus bucoliques.

A hauteur du Behoi, on entre en zone germanophone. Via Grüffingen et Maspelt, on descend vers Burg-Reuland. Petit détour ardu via de "Ourberg" à Weweler. Une belle ascencion (qui semble interminable). La région de Burg-Reuland est recommandée à quiconque souhaite grimper sans se déplacer.

Après Burg-Reuland, les coureurs resteront sur le sol allemand pour le 3-ème ravitaillement à Lascheid. Via les petits villages Oudler etn Espeler, la course se dirigera vers la frontière du Grand Dûché du Luxembourg. Au somet d'une nouvelle difficulté, la frontière sera franchie après 120 km de course.

La "finale" s'engagera à Gouvy. De sérieuses côtes seront sur la route entre Gouvy et Dinez. Un choix idéal réalisé par les concepteurs du parcours.

Après Dinez, suivra l'ascension vers Wirbin, une des deux dernières côtes. Le peloton passera par le dernier ravitaillement à Achouffe sur le terrain de la Brasserie Achouffe, là-même où les célèbres bières La Chouffe et MacChouffe sont brassées.

Immédiatement après le ravitaillement se présentera La Longue Virée. Après le sommet de la Côte de Mont, suivra une longue descente en ligne droite vers Houffalize.

C'est la que la côte de Saint-Roch se rappelle au bon souvenir des participants, pour moi c'est la plus difficile de Belgique en raison de son pourcentage hallucinant, et sur le coup en plein cagnard, et bien que riquinquer par une chouffette brune absorbée au dernier ravito, je prends cher, un avant gout de montagne en quelque sorte...